L’art du souffle, le meilleur allié du bien-être et de la survie

respiration volontaire et consciente permet non seulement d’atténuer les perturbations améliore les fonctions corporelles et psychologiques, préserve des maladies et accroit la résistance de l’organisme

  • Dans notre société aseptisée, nous évoluons quotidiennement « à l’insu de notre plein gré », parmi les agents stressants négatifs responsables d’une respiration erronée, bien loin de la respiration naturelle du nourrisson dite abdominale. Depuis notre premier cri jusqu’à notre dernier soupir, notre vie est ponctuée d’inspirations et d’expirations. 

 

  • Mais d’après les dernières données scientifiques, « ceux qui respirent vite, vivent moins longtemps que ceux qui ont une respiration plus lente ». Somme toute, on vit comme on respire. Malheureusement, avec le temps et le poids du stress, nous respirons de plus en plus mal, de plus avec la partie supérieure (thoracique), ce qui a une incidence sur le remplissage des poumons (utilisés à 50% seulement). Pourtant, à l’instar des nouveaux nés et des animaux, d’autres hommes en totale adéquation avec les lois universelles de la nature, respirent toujours avec la partie abdominale. 

 

  • Aujourd’hui, on redécouvre les techniques respiratoires (occidentales ou orientales) profondes et régulières dont le but est de diminuer la fréquence BPM (battement par minute) et d’augmenter l’amplitude. Mieux encore, cette respiration volontaire et consciente permet non seulement d’atténuer les perturbations (sensorielles, cognitives et motrices) engendrées par une mauvaise gestion émotionnelle, mais surtout elle améliore les fonctions corporelles et psychologiques, préserve des maladies et accroit la résistance de l’organisme. Dans le cadre de la gestion émotionnelle, on sait dorénavant que la vie psychique influe bel et bien sur la respiration et la respiration influe sur la vie psychique. Pour annihiler les effets néfastes des agents stressants négatifs, il faut en premier lieu prendre conscience des différents types de respiration et de la manière correcte de respirer et d’expirer (buccale et nasale).

Voici quelques exercices orientés vers un objectif bien précis, extraits de la respiration volontaire, consciente et contrôlée, capable de gommer et éviter les effets négatifs propres au stress, souvent déclencheurs d’une « hyperventilation spontanée ». Le contrôle volontaire de la respiration corrige la capnie (ou PaCO2,  pression partielle en dioxyde de carbone – c’est-à-dire gaz carbonique – dans le sang artériel) et prévient l’emballement de la panique. En parallèle avec le travail diaphragmatique, on inclut des apnées qui permettent de remonter le taux de CO2 dissout dans le sang. Le cycle de respiration volontaire est toujours le même : il se compose d’une inspiration lente suivie d’une rétention d’air ventre gonflé, puis d’une expiration lente suivie d’une apnée avec le ventre creusé. Eric GARNIER SINCLAIR, formateur en survie tout-terrain, combat rapproché et Taiji Qigong vous donne les conseils suivants, afin d’appréhender une situation à venir, une prise de parole dans une conférence, un examen, un oral, un entretien professionnel… mais également lors d’une situation de stress intense (propres aux professionnels de la sécurité, de l’éducation, de l’administration ou de la santé…). Certains exercices sont repris dans la marche AFGHANE (prochaine newsletter).

respiration appréhender le stress...
  • La respiration tactique (3333 ou 4444) qui consiste à effectuer 3 fois un cycle de respiration complète en effectuant : 

1- Trois secondes d’inspiration nasale 

2- Trois secondes de blocage respiratoire (apnée) 

3- Trois secondes d’expiration buccale

4- Trois secondes de blocage respiratoire (apnée) 

Respiration : Anatomie, geste respiratoire, Blandine Calais-Germain, Manuel A Valls Barbera

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Mitchiko Mochizuki

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